Fête-Dieu et reprise des messes, alléluia !

Ce dimanche 14 juin, à l’occasion de la Fête-Dieu, les célébrations eucharistiques publiques ont repris dans notre Unité pastorale : c’était à l’église de Theux, où une soixantaine de personnes se sont retrouvées, avec beaucoup de joie !

Notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, nous a rappelé combien il est important de nous « souvenir », fil rouge de la première lecture (Deutéronome), et le fondement de la « communion » -porter ensemble la charge. Il nous a aussi demandé de porter dans la prière toutes les personnes et familles touchées par des deuils durant cette période de confinement, où les difficultés ont été si grandes pour nombre d’entre elles.

Quel beau « clin Dieu » de nous offrir de reprendre le chemin de la communion eucharistique en ce jour où nous fêtons le Corps et le Sang du Christ, merci, Seigneur !

Pour le gag… quelle belle collection de masques : heureusement, vous pouvez voir le sourire 🙂 !

P.S. La messe reprend aussi à Becco, dès ce mercredi 17 juin à 9h : soyez-y les bienvenus !

Et voici la photo qui devrait ramener tout le monde à l’église, impossible de se tromper !

Notre Curé nous parle – 14 juin 2020

Fête de l’Eucharistie
en la Fenêtre de Theux

En cette fête de l’Eucharistie, la communauté chrétienne de la Fenêtre de Theux peut se retrouver pour célébrer son Seigneur. Après le temps des restrictions de sauvegarde sanitaire, nous récupérons petit à petit nos facultés de prière commune ; comme d’autres, nous réinvestissons notre terre de libertés. Nos retrouvailles n’ont cependant pas un air de fête débordante. D’abord en raison de ce que j’ai déjà dit plus avant, la pandémie s’éloigne mais n’est pas finie ce qui implique encore une prudence sérieuse et concrète. Ensuite, comme attendu, le contexte socio-économique est en berne et touche peut-être déjà durement des proches. Il n’y a pas de quoi pavoiser et en même temps, il ne faut pas bouder notre plaisir et notre joie de se revoir.

Aux conséquences prévisibles de la mise en pause de notre société, s’ajoute cette semaine, l’émoi autour de la mort tragique et inique d’un afro-américain (mise en lumière d’un événement hélas pas unique ni nouveau). Il est normal de ne pas taire notre indignation ; toutefois, il y a des manières justes et ajustées et d’autres qui le sont moins. A Theux, il n’y a, que je sache, pas de statues à déboulonner mais comme partout, il y a des idoles à débusquer. La première que je verrai est la tentation de voir les choses en noir et blanc, si j’ose dire. Or, le réel est nécessairement en gris avec toutes ses nuances, gris qui est toujours l’occasion de l’accueil de la lumière. Je mentionne par exemple, pour nourrir modestement le débat sur l’héritage de Léopold II, que je n’ai entendu personne dire que si la Belgique s’est, un temps, hissée au rang de puissance économique mondiale, c’est notamment avec la sueur de ses mineurs, le labeur de ses ouvriers et la peine de ses paysans. Travail dur et pénible sans lequel le génie intellectuel et le pouvoir financier n’auraient pas conduit au développement et à la prospérité… Je laisse cette analyse historique pour revenir aux idoles. La deuxième idole est la tentation de regarder l’avenir avec angoisse et vouloir revenir en arrière. Là, notre expertise de peuple croyant est fondamentale. En effet, aujourd’hui, nous sommes sur le chemin commencé par le peuple de l’Alliance à l’appel de son Dieu qui libère (exode et exil), chemin qui passe, au-delà de la libération de l’humain des esclavages de ce monde, par la libération définitive du péché et de la mort accomplie par le Christ Jésus. Certes, nous, ses disciples et ses frères, nous sommes des porteurs d’aurore qui, comme le dit saint Paul, « font le mal qu’ils ne veulent pas et pas le bien qu’ils voudraient ». C’est le même Paul qui affirme encore que « Qui pourra  nous séparer de l’amour du Christ ? » Formidable assurance pour nous, les enfants de Dieu. « Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père » (Rm 8,15). Lire la suite « Notre Curé nous parle – 14 juin 2020 »

Notre Curé nous parle – 7 juin 2020

Une aurore sur la Fenêtre de Theux

En ce dimanche matin, une aurore s’est pointée comme à chaque jour nouveau sur la Fenêtre de Theux. Aurore vue ou pas, aurore avec sa lumière particulière, aurore unique de ce 7 juin où le temps ordinaire de la liturgie coïncide avec l’espérance d’un retour avec une certaine normalité du quotidien.

« Celui qui façonne les montagnes, qui crée le vent, qui révèle à l’homme quel est son dessein, produit l’aurore, qui marche sur les hauteurs de la terre, il se nomme le Seigneur, Dieu de l’univers » (Am 4.13). A la veille d’une reprise, allons-nous jeter dans les rets de nos routines après un bref émoi de liberté et de bouffée d’air frais ? Ou allons-nous demeurer dans une crainte latente ? Ces questions se posent alors que certains témoignent déjà qu’ils sont démobilisés à cause du syndrome de la cabane.

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Un pardon à demander ?

Une réflexion de l’abbé François-Xavier Jacques, suscitée par la souffrance de familles rencontrées lors de funérailles de personnes décédées en maison de repos ou en hôpital pendant le confinement

Dans la vie, il y a des situations dans lesquelles il n’y a plus de bonnes solutions. Quoi qu’on décide, ce ne sera pas parfait, il y aura des difficultés, des épreuves, peut-être un échec.

Dans la vie, il y a aussi des décisions prises en confiance à un moment donné et qu’on croyait bonnes, qui rencontrent ensuite des difficultés non envisagées ou imprévues et qui, parfois, tournent à l’échec.

N’est-ce pas ce qui s’est passé avec certaines décisions prises pour lutter contre le coronavirus ?

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