Quels raisins portons-nous ? Un évangile et deux homélies !

DieuVigneron27ème dimanche du temps ordinaire, année A

Évangile selon saint Matthieu : 21,33-43

Pour ce dimanche, nous avons reçu deux homélies : celle que l’abbé Villers a prononcée à Theux, et celle que Jacques Delcour a prononcée à Juslenville. Nous les remercions tous deux de nous avoir transmis leur texte !

Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le : Homélie de l’abbé Villers

Quels fruits portons-nous ? Homélie de Jacques Delcour

Deux profondes et belles réflexions pour nous aider à avancer sur le chemin de l’amour et de la foi !

HéritierAssassiné

 

P.S. Merci, une fois encore, à Jean-François Kieffer pour ses beaux dessins explicites !

Funérailles de Mme Villers : remerciements et homélie

NDdeBanneux

Aux paroissiens de l’Unité pastorale de Theux : mes plus vifs remerciements pour leur présence et leur prière à l’occasion du décès de ma mère. J’ai, en cette circonstance, expérimenté ce que signifie former une communauté. Et combien son soutien est réconfortant. Soyez assuré de ma reconnaissance et comptez sur moi.

Abbé Marcel Villers

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie prononcée le jour des funérailles de Mme Villers, née Rose Counson : quoique rédigée par l’abbé Villers, l’homélie a été lue par l’abbé Ignace, notre ancien curé de l’Unité pastorale de Theux, à Spa le 23 septembre dernier (2 Cor 4,14-5,8 ; Jn 14,1-6).

Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur.
Seigneur, écoute mon appel !

Quel était le cri de la défunte, en ces derniers jours ? Celui évoqué par saint Paul : quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur.

Bien sûr la souffrance, physique et mentale, le grand âge, peuvent permettre de comprendre ce désir d’en finir. Mais s’agit-il de cela uniquement ?

Face à ce corps sans vie, comment ne pas se poser la question : Où est-elle maintenant ? 

Pour les uns, ce que nous voyons n’est plus qu’une enveloppe. Car, écrit saint Paul, le corps, qui est notre demeure sur la terre, n’est qu’une tente qui se détruit.

Pour d’autres, ce corps est comme l’inscription matérielle de la destinée, de l’histoire unique de notre défunte. Ce corps, jusque dans sa matérialité, est l’archive d’une existence. Devenu cadavre, le corps ne perd pas son unicité, c’est celui de ma mère, non une masse anonyme. En présence de ma mère, réduite à son corps, je sais que celui-ci la raconte. Les plaisirs et les jours s’y lisent. Toute son existence et ses péripéties y ont laissé une trace.

Tout cela est-il condamné à périr, se dissoudre et se confondre avec la poussière ? Toute une existence, avec son poids d’amour et de sacrifice, est-elle destinée au néant ? À disparaître définitivement ?

Non, proclame saint Paul, car même si, en nous, l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Lire la suite « Funérailles de Mme Villers : remerciements et homélie »

Installation de notre curé (1) : temps forts liturgiques

La célébration de l’installation d’un nouveau curé se déroule lors d’une liturgie eucharistique. Premières photos… celles des temps forts de cette installation !

Premier moment très symbolique : notre nouveau curé, l’abbé Jean-Marc Ista, frappe à la porte d’entrée de l’église Saints-Hermès-et-Alexandre de Theux : il est accueilli par M. Jacques César qui, au nom des huit Conseils de fabrique de notre communauté, lui souhaite la bienvenue. Chaque Conseil lui remet alors la clé de son église ; toutes les clés sont fixées à un panneau installé devant l’autel.

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La procession se forme ensuite : notre diacre, Jacques Delcour, en tête, portant le livre de la Parole. Suivent les fabriciens (membres des Conseils de fabrique), puis les célébrants. La procession se termine avec les trois célébrants principaux : notre nouveau curé, accompagné du doyen de l’Ardenne, l’abbé Henri Bastin, et l’abbé Marcel Villers.

Le doyen accueille les participants et remet à l’abbé Ista le premier signe de sa nouvelle fonction : l’étole du célébrant, apportée par Martine Lewis, notre assistante paroissiale. De couleur rouge comme tous les ornements de ce jour, en raison de la fête célébrée en ce 14 septembre, la Croix glorieuse.

Jean-Marc, tu deviens curé de cette communauté que tu rassembleras autour du Christ ressuscité. Du Christ ressuscité, tu seras le signe visible au milieu de tes frères. L’Église a besoin de prêtres qui lui rappellent que c’est le Christ qui la fait naître et la garde. L’Église a besoin de prêtres qui lui rappellent que c’est le Christ qui nous invite en eucharistie et nous appelle à ne plus faire qu’un avec lui. Jean-Marc, reçois cette étole. Elle est le signe liturgique de la charge pastorale qui t’est confiée aujourd’hui. Comme un bon pasteur, rassemble dans l’unité les disciples du Christ.

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Notre doyen introduit ensuite la préparation pénitentielle en s’adressant à notre nouveau curé et à l’assemblée :

Disciples bien aimés du Christ, nous sommes tous pécheurs. Chaque entrée en célébration nous le rappelle. Jean-Marc, après que nous aurons tous confessé devant le Seigneur notre faiblesse, tu prononceras sur nous la parole du pardon. Veille aussi à proposer régulièrement à tes frères la grâce du sacrement de réconciliation, sous ses différentes formes, et sois, avec l’aide de Dieu, un vrai ministre de la conversion évangélique pour la vraie joie de l’Eglise.

Suivent le chant du Kyrie et du Gloria, la première lecture (Nombres 21, 4-9) proclamée ar Jean-Pierre Deblon (Jehanster), le chant du psaume 77 et l’épitre, extraite de la lettre de saint Paul aux Philippiens (2, 6-11), lue par Micheline Troupin (Theux).

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C’est alors qu’intervient un troisième moment symbolique : notre doyen remet le livre de la Parole au nouveau curé.

Jean-Marc, pasteur de cette communauté, tu la rassembleras à l’écoute de la Parole de Dieu. L’Église a besoin de prêtres qui lui rappellent que c’est le Christ qui est son guide, qui lui rappelle que ses paroles à lui sont paroles de vie éternelle. L’Église a besoin de prêtres qui lui rappellent que c’est le Christ qui, en eucharistie, nous parle aujourd’hui, nous interpelle et nous annonce la Bonne Nouvelle du Dieu d’amour. Jean-Marc, reçois le Livre de la Parole : elle est un trésor pour notre vie. Comme un bon pasteur, tu la donneras en nourriture à tes frères.

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Voici le texte de l’homélie de notre nouveau curé, qui clôture cette première partie du reportage :

Frères et sœurs,

Les textes bibliques de ce dimanche nous renvoient à la croix. Cet objet dont nous avons, au minimum, une habitude culturelle et cultuelle est bien le signe des chrétiens, par excellence. Nous la retrouvons dans nos maisons mais aussi aux carrefours de nos chemins ou encore sur la tombe de nos défunts. Et surtout, elle est en bonne place dans nos églises. Elle fait partie des signes et des rites que les chrétiens des générations passées nous ont légués. Sommes-nous toujours bien conscients qu’elle est une lumière de vie et de victoire ? Elle remplace l’antique signe de ralliement du poisson, dont le terme grec renvoie au Christ fils de Dieu Sauveur !

Je ne m’attarderai pas sur le fait que, pour certaines personnes, la croix est devenue un bijou de grande valeur voire de dérision comme sur le cou de la sulfureuse Madonna. Lire la suite « Installation de notre curé (1) : temps forts liturgiques »

Homélie pour les funérailles de Florent

FlorentLacomble

L’abbé Marcel Villers a bien voulu nous transmettre le texte de son homélie pour les funérailles de Florent qui ont eu lieu à Theux le 5 septembre dernier.
Nous sommes sûrs que vous serez nombreux à le lire et le méditer

Elle est là à pleurer devant le tombeau.

Ce matin-là, dès avant le lever du soleil, elle est venue sur la tombe. Elle veut revoir le visage du Bien-Aimé. Elle désire le parfumer, le toucher une dernière fois. Mais elle ne trouve pas le corps. Son corps lui est enlevé et le visage tant aimé, qu’elle cherchait à revoir, a disparu.

Au fond du tombeau, ce qu’elle voit, ce sont deux anges vêtus de blanc, en habits éblouissants. Avec quels yeux peut-on voir un ange ? Sinon ceux de la confiance et de l’amour -dont les larmes de Marie-Madeleine sont le signe.

Ces anges viennent de l’autre monde, témoins de ce que nul œil humain ne peut voir : la résurrection, qui est passage du temps vers l’éternité.

La fin de la vie humaine, ce n’est pas le cadavre gisant au tombeau.

La vérité de notre condition, elle est signifiée par ces anges, revêtus de lumière et assis au fond du tombeau.

En chacun de nous, resplendit un ange de lumière, une beauté que rien, ni la maladie, ni la décrépitude, pas même la mort, ne peut éteindre.

Mais avec quels yeux peut-on voir, en chacun, cet ange éblouissant ?

Ceux de l’amour qui rend capable de traverser le rideau de larmes que suscite la mort de l’être aimé. Lire la suite « Homélie pour les funérailles de Florent »