Fête nationale à Theux : Te Deum et réception à l’hôtel de ville

2015-07-21 - Te Deum Theux (7)

En ce matin du 21 juillet, l’abbé Jean-Marc Ista, curé de l’Unité pastorale de Theux, et Jacques Delcour, diacre, ont accueilli, venus en cortège depuis l’hôtel de ville, les autorités communales et les représentants des anciens combattants en l’église de Theux, où se sont également rassemblés des membres de nos communautés.

Moments forts de cette célébration : la lecture d’un extrait de l’évangile, l’homélie de notre curé (voir ci-dessous), la prière universelle, l’hymne festive du Te Deum par un petit groupe de chanteurs épaulés par l’orgue, et, enfin, la Brabançonne jouée et chantée.

Les autorités communales ont ensuite accueilli la population à l’hôtel de Ville : Monsieur Didier Deru, premier échevin, remplaçant le bourgmestre excusé, a pris la parole pour accueillir les participants et rappeler combien l’Europe a besoin d’être attentive aux dérives politiques toujours possibles, ainsi qu’à la solidarité envers les pays qui vivent des temps difficiles.

Il a clôturé son intervention par un vibrant Vive la Belgique ! Vive le Roi !

Des médailles de reconnaissance ont été remises aux porte-drapeaux des anciens combattants.

Vous pouvez lire ici l’homélie de notre curé :

Homélie pour la fête nationale du 21 juillet 2015 à Theux
Abbé Jean-Marc Ista, curé de l’Unité pastorale de Theux

La fête nationale est l’occasion d’un moment de belgitude, de célébrer le vivre-ensemble dans un des pays les plus libres et les plus prospères du monde.

Il est juste d’avoir bon ensemble comme on dit chez nous : d’éprouver que nous sommes libres et unis dans la diversité.

Le roi Baudouin, qui avait encouragé en son temps le développement des fêtes populaires à Bruxelles, avait eu une bonne intuition : il s’agit de nourrir le goût d’être fier d’être Belge et de vivre en Belgique.

Il s’agit donc de ne pas être en reste pour la fête en ce jour. Lire la suite « Fête nationale à Theux : Te Deum et réception à l’hôtel de ville »

Cave canem ! Attention au chien !

Françoisd'Aetchien

Voilà ce que doit se dire notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista qui, voulant séparer son chien (Péritas pour les intimes) d’un autre chien avec lequel il se battait, s’est fait mordre à la main droite…

La blessure ne semble heureusement pas trop grave, mais notre curé est bien handicapé pour la vie quotidienne !

N’hésitez pas à prier le Ciel (saint François d’Assise, peut-être ?) pour lui, afin que sa blessure guérisse rapidement !

P.S. Merci à http://fr.scoutwiki.org/Saint_Fran%C3%A7ois_d’Assise pour l’illustration !

Aimer en actes et en vérité ! Homélie pour le cinquième dimanche de Pâques (année B)

PèreVigneron

Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista pour le 5ème dimanche de Pâques,
Juslenville, le 2 mai 2015

Jésus dit dans l’évangile que tout sarment qui est en moi… et qui porte du fruit, le Père qui est le vigneron, le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage. Et il ajoute : mais vous déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi comme moi en vous.

À bien entendre, c’est donc notre relation avec Jésus lui-même qui nous purifie c’est-à-dire qui nous conduit à accueillir plus de vie, à être vivant de la vie même qui anime Jésus, cette vie qui est un don du Père…

Jacques Lusseyran naît en 1924 ; à l’âge de 8 ans, il se retrouve aveugle suite à une bagarre dans la cour de son école. Ce jour-là, il s’écrie : Mes yeux, où sont mes yeux ? Bien plus tard, il écrira dans Et la lumière fut : Je ne voyais plus avec les yeux de mon corps, je voyais avec les yeux de mon âme. L’épreuve qu’il a subie ne l’avait pas écrasé mais l’a conduit à développer ce qu’il appelle le « regard intérieur ». C’est notamment avec ce regard que ce passionné de la vie deviendra un grand résistant, dès l’âge de 17 ans, et supportera la déportation à Buchenwald.

Où voir Dieu dans cet hymne à la vie ? Le Dieu de Jésus Christ n’est certes pas dans l’accident et le handicap, mais dans la résilience. N’est-ce pas lui qui fait déclarer à Paul : C’est lorsque je suis faible que je suis fort ? Voyons-nous bien en face le contraste dans l’extrait des Actes qui nous venons d’entendre ? Paul, qui a découvert Jésus, subit des tribulations et des oppositions. Toutefois il trouve secours auprès de frères qui le protègent tandis que l’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, elle se construisait… réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. Quelle force tranquille se dégage de cette évocation de la croissance de l’Église ; on croirait voir la parabole du semeur qui se réalise sous nos yeux : d’autres grains sont tombés dans la bonne terre t montant, se développant, ils donnaient du fruit et ils ont rapporté trente pour un, soixante pour un, cent pour un (Mc 4,1-9).

Là où il y a de la vie que l’on peut comparer à la fertilité de la vigne ou de la semence, il y a plus que de l’espoir, il y a de la fécondité.

J’ai reçu un appel à l’âge de cinq ans, témoigne le chanteur Marc Lavoine. Bien loin d’un saisissement foudroyant, ce fut très délicat, d’une grande simplicité : un beau jour, je me suis senti en vie, là. À cette présence au monde s’entremêlait la conscience de ma finitude : mon existence pouvait s’arrêter d’un instant à l’autre… je réalisai que le fait même de vivre relevait du miracle, d’une loterie inouïe, organisée par un forain dont j’imaginais un visage, une voix, un regard… j’ai commencé à cheminer. Chemin comme une course vitale.

Vivre et accueillir la vie, n’est-ce pas de cela qu’il est question dans l’Évangile ? Nous croyons que Dieu crée par sa Parole qui est vie, qu’il envoie son souffle sur la terre ; alors quel bonheur d’avoir part à ce mystère ! Si vous demeurez en moi, dit Jésus, demandez tout ce que vous voulez et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruits…

Frères et sœurs, notre problème n’est-il pas que nous avons souvent des demandes qui ne sont pas à la hauteur de la volonté e Dieu ? Quelle recherche de plus de vie et d’amour y a-t-il dans nos demandes et dans nos intercessions ?

J’ai été interpellé récemment par la figure spirituelle de sainte Rita ; j’ai découvert que cette femme du XVème siècle s’en est toujours remise à Dieu ; elle qui a été mariée à 16 ans, contre son gré, à un homme violent ; elle qui, devenue veuve suite à un crime, a dû faire face à la soif de vengeance de ses deux fils ; elle, qui, maman, a vu ses 2 enfants mourir jeunes de maladie… Toutes ses épreuves n’ont pas réussi à la débrancher du Christ ; que du contraire ! Elle n’entrera en religion qu’après avoir réconcilié la famille de son défunt mari et celle de l’assassin ! Décidément, les saints ne font pas de la religion un lieu refuge, mais un lieu de vie et d’amour partagé !

Je sens que je suis à un tournant de ma vie, poursuit Marc Lavoine. J’ai 52 ans, j’ai perdu mes parents… je ne suis pas un impatient de la fin, je fais le point. Il me faut traverser ce désert et cesser de me raccrocher à des protections enfantines. J’expérimente aussi le paradoxe de la solitude malgré la présence des autres. Dieu, lui, habite cette béance. Il marche à côté de moi, du moins devant.

N’est–il pas étonnant que dans chaque existence, et donc la nôtre, malgré les questions, les flous, les rebondissements et les difficultés, il y a toujours cet appel de la vie, cette énergie faite de force et d’inconnu qui nous entraîne à aller de l’avant ? Un peu comme la sève qui s’insinue du cep vers le sarment et qui, discrètement mais sûrement, le dynamise et le conduit à porter du fruit.

J’ai reçu un appel à 5 ans… L’appel ne vieillit pas… Je ne sais pas quel est ce lien avec celui que l’on appelle Dieu. Est-ce à moi de le dire ? Est-ce que les mots suffisent ? Ne serait-ce pas simplement le silence dans le vide ? Ne serait-ce pas une succession répétitive d’actes et de dons de soi sans rien attendre en retour ? Le chemin fait de questions et d’expériences de Marc Lavoine paraît sonner juste mais pourquoi ? Ne serait-ce pas parce qu’il incarne d’une certaine façon la parole de l’apôtre (Jn 3,18-24) : Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais en actes et en vérité.

Ainsi, la boucle est bouclée car Jean poursuit : Voici son commandement (celui du père) : mettre notre foi (nous brancher) dans le nom (sur la personne) de son fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres

Frères et sœurs, la vérité n’est sans doute pas dans des idées, mais dans une vie en actes d’amour. Et le premier de ces actes est d’aimer cette vie et sa source. Assurément et fidèlement.

Votre curé,
Abbé Jean-Marc Ista

Raisins

Nous sommes tous et toutes des ressuscités ! – Écho de la messe du jour de Pâques, 5 avril 2015 à Theux


2015-04-05 - Pâques Theux (30)

Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista, curé de notre Unité pastorale,
pour le jour de Pâques, dimanche 5 avril 2015, à Theux

N.B. Les photos se trouvent sous le texte de l’homélie !

ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA !

Aujourd’hui, la Résurrection du Christ pourrait s’annoncer avec les mots du messager de l’Évangile de Luc quand il prévenait de la naissance de Jésus: Soyez sans crainte! Voici que je vous annonce une grande nouvelle qui sera une joie pour toute l’humanité.

Pâques n’est-elle pas habillée de la joie et de la lumière d’une naissance, une naissance du Christ où tous sont engendrés ?

Aujourd’hui, la vie a gagné! Jésus, celui que l’on avait crucifié est ressuscité; il est vivant! Allez à Jérusalem: vous trouverez un tombeau vide! Et voici le signe auquel vous le reconnaîtrez: il se donne en nourriture comme le pain venu du Ciel!

Il n’est pas ici !

N’ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité: il n’est pas ici ! Voilà les premiers mots du message de Pâques aux femmes. Elles étaient venues à la rencontre d’un corps enseveli ; elles souhaitaient accomplir des rites de deuil envers un mort ; et voici qu’elles découvrent une tombe vide. Leur recherche du corps mort du Seigneur n’a plus de sens: le tombeau n’est plus le lieu où réside la mort enfermée derrière une énorme pierre poussée devant l’entrée comme un point final. Cette pierre, le poids écrasant de la mort, a été roulée, « enlevée du tombeau », ce qui semble vouloir dire qu’elle a été arrachée à son logement, comme pour signifier que la Résurrection du Christ ruine à jamais le règne de la mort symbolisé par le tombeau. Il faut donc lire les récits de Pâques comme une annonce solennelle de la victoire de la Vie sur la mort, conquête définitive acquise par le Christ qui « passe à la Vie ». Lire la suite « Nous sommes tous et toutes des ressuscités ! – Écho de la messe du jour de Pâques, 5 avril 2015 à Theux »