Un projet pastoral : ouvrir notre église

Journées du patrimoine. Theux 7-8/09/2019

En ce week-end des Journées du Patrimoine, il est utile de nous intéresser à cette église que nous connaissons bien et qui est un des atouts de Theux en matière de patrimoine et donc de tourisme.

C’est surtout une bonne occasion de réfléchir sur le présent et l’avenir de nos églises. Sur ce sujet, les évêques de Belgique viennent de publier une note importante* que je voudrais vous partager.

Depuis des siècles, ici à Theux depuis plus de 1200 ans, les chrétiens ont construit une église dans chaque ville, chaque village de notre pays. Le paysage de nos cités et de nos campagnes est ponctué par les tours et les clochers des églises et chapelles.

Aujourd’hui, nous devons bien constater que ce réseau de bâtiments d’église se révèle surdimensionné. L’habit hérité du passé est devenu trop large ; il ne correspond plus à la situation réelle de l’Église dans notre société. Certaines églises sont encore bien fréquentées et visitées aujourd’hui. Mais pas toutes, loin de là. D’où la question qui se pose de plus en plus : comment envisager l’avenir de nos églises ?

Pour pouvoir répondre, il faut au préalable se demander quelle est la signification du bâtiment-église ou comment voulons-nous être présents comme chrétiens dans la société ?

« Les églises sont d’abord et avant tout destinées au culte. La communauté des croyants s’y réunit pour la célébration de la liturgie. Mais le bâtiment d’église est aussi le lieu où l’on peut être seul, un lieu de prière personnelle, de silence. S’il ne servait que pour les célébrations, il pourrait rester fermé en dehors de ces heures. Mais ce serait en perdre une signification profonde. Les églises sont des lieux d’accueil dont les portes sont ouvertes. On y entre et on en sort comme on veut. Il ne faut pas de carte de membre. Ce sont des lieux ouverts pour tous, croyants ou non. Des lieux publics, uniques en leur genre. » Ils expriment que l’on ne vit pas seulement de pain.

De plus, « certaines de nos églises font partie de notre patrimoine culturel et historique. Elles contiennent de véritables trésors artistiques. Le bâtiment d’église nous relie aussi aux générations antérieures, à notre histoire et à notre passé. Ici aussi, on constate que le bâtiment est beaucoup plus important que ce qui est strictement nécessaire au culte. »

Bref, le bâtiment d’église est destiné à un cercle plus large que celui de la communauté des croyants. Nos églises sont des lieux ouverts, accessibles à tous. Elles reflètent ainsi la manière dont les chrétiens veulent être présents dans la société. Non pas comme un groupe isolé de personnes aux vues similaires qui se réunissent en un lieu à part.

Comme leur église, les chrétiens sont situés, présents au cœur d’un milieu de vie : la commune, le village, le quartier. Comme leur église, les chrétiens se veulent visibles et accessibles à tous.

C’est d’ailleurs pourquoi à côté des fabriques d’églises, les pouvoirs publics et, en fin de compte, la société financent en grande partie l’entretien et la restauration des églises. Voilà qui nous oblige à faire preuve de responsabilité civile et de loyauté, d’autant que nous ne disposons plus de moyens suffisants. La conséquence coule de source : si nous voulons conserver une église, elle doit être ouverte et accessible.

« Les églises fermées toute la semaine ou seulement ouvertes pour les services liturgiques, n’émettent pas un bon signal. Des raisons de sécurité en sont souvent le motif. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour garder l’église fermée. Il vaudrait la peine de mobiliser et de responsabiliser des personnes pour garder leur église ouverte pendant certaines heures de la journée. »

Une église ouverte ne relève pas d’une simple décision d’ordre pratique. Il ne s’agit pas non plus d’une affaire secondaire et purement technique. Il s’agit d’un véritable projet pastoral et même civique. Car il « fait comprendre à tous que l’Église est une maison ouverte et hospitalière où chacun est bienvenu. »

Abbé Marcel Villers

*Les passages entre guillemets sont extraits de : Les évêques de Belgique, « Le bâtiment d’église – Signification et avenir », 27/06/2019. Vous pouvez consulter l’intégralité de ce document sur le site CathoBel, à cette adresse.

Horaire et intentions des messes du 31 mai au 6 juin 2019

Vendredi 31 mai à 20h à Becco : veillée de prière.

Samedi 1er juin*

  • à 16h à Theux, Sainte-Joséphine : messe pour les fondations Saint-Georges ;
  • à 16h à Desnié : messe pour Annette Dumez épouse de Marcel Schmitz, Joseph Léonard, ses parents, beaux-parents, Jean et Léontine Lonneau, les défunts des familles Monville-Compère-Decheneux-Beaupain, et pour une action de grâce particulière ;
  • pas de messe à Juslenville le samedi 1er mais bien le dimanche 2.

Dimanche 2 juin*

  • à 10h à Theux : messe pour Maurice Corne et famille, M. et Mme Albert Houyon-Simar, pour les défunts du mois écoulé et leurs familles ;
  • à 10h à Juslenville : messe d’entrée en communion pour 12 enfants de la communauté ; pour les familles Rogister et Gavage ;
  • à 11h15 à Jehanster : messe pour Maria Hellebrandt et Victorine, familles Vandermeulen et Orban, André Vandermeulen et Catherine Bolette, la famille d’Edgar Grosjean-Ledent.

Mardi 4 juin à 10h30 à Theux, Sainte-Joséphine : temps d’adoration et de prière.

Mercredi 5 juin à 9h à Becco : messe fondée Pauly, Bolmain et Maréchal et à une intention particulière.

Jeudi 6 juin à 16h à Theux, Belvédère : messe fondée Poussart-Rafhaz, Fontaine-Petitjean, Wyoff, Nivarlet, Dupierry, Pirard, Buche-Bastin.

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Soutenons les médias d’Église ! – Collecte des 29 et 30 septembre 2018

Je pense que la communication au service de la vérité est très importante. Elle l’est aussi pour tout ce qui est humain et qui rend notre société plus humaine. CathoBel et RCF sont essentielles pour nous en Eglise pour notre société. Merci de les soutenir !

Cardinal Jozef De Kesel

La collecte des messes des samedi 29 et dimanche 30 septembre 2018 sera destinée à aider les médias catholiques dans notre pays : voici le message que nous adresse Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque référent de la Conférence épiscopale de Belgique pour les Médias

Chers amis,

Dans son message diffusé à l’occasion de la journée mondiale des communications sociales, le pape François nous invite à regarder la place de la vérité dans le flot ininterrompu des actualités.

Nous le voyons bien, les fake news, les informations tronquées, le fait de céder à tout prix à la rapidité ou à l’impact émotionnel, peuvent non seulement altérer notre compréhension du monde mais semer aussi le mépris, la peur, la violence. La désinformation n’est pas inoffensive. Aussi donner sa place à la vérité dans les médias veut dire évaluer, pondérer, éduquer à discerner. Le journalisme professionnel a la responsabilité de nous y aider.

Cette belle mission se doit d’être présente au cœur de nos médias d’Église. Par la rencontre des personnes, le décryptage de l’actualité et la participation aux débats de société, ils veulent aider chacun à porter un regard à la fois plus lucide et plus confiant sur le monde.

La plupart de nos médias sont diffusés gratuitement, mais… cette gratuité a néanmoins un prix ! C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide. Cette année, la campagne pour le Dimanche des Médias soutiendra CathoBel (tous supports) et le réseau des radios RCF.

Merci d’avance pour votre générosité et votre soutien !

Mgr Jean-Luc Hudsyn,
Evêque auxiliaire pour le Brabant wallon

Pour soutenir les médias d’Église, CathoBel et les radios RCF, faites un don au compte BE05 7320 2908 3075 : merci !

Plus d’infos ici : RCF– CathoBel

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