La chronique de notre Curé du 9 mai 2021

Comme je vous ai aimés

Il y a peu, quelqu’un me demandait comment cela se passait avec les messes avec inscriptions. Dans ma réponse, je disais que ce n’était pas trop mal mais qu’il avait fallu du temps à certains pour comprendre qu’ils pouvaient céder leur place de temps en temps pour permettre à d’autres de participer à une célébration. J’ai alors reçu la réaction suivante : « S’il fallait compter sur ceux qui vont à la messe pour faire attention aux autres, cela se saurait ! » Réaction péremptoire qui m’a surpris chez cette personne en général positive. En communication, je discerne que dans ce jugement, la personne pouvait sûrement faire référence à une expérience personnelle, sans doute désagréable mais je n’ai pas creusé. En fait, je ne voulais pas en arriver à défendre l’indéfendable. Certes, la majorité des pratiquants sont attentifs et bienveillants envers les autres. Mais jusqu’à quel point ?

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La chronique de notre Curé du 2 mai 2021

Celui-là porte beaucoup de fruit

Dans une semaine, nous espérons prendre enfin un café en terrasse. Mais est-ce le début d’un retour à ce qu’on appelle la normale ? Déjà, notre café risque d’avoir un goût amer à cause de proches disparus durant la pandémie ou de notre confiance ébranlée en l’avenir. Ensuite, derrière cette amertume, ne peut que se cacher la fatigue et l’exaspération des soignants et de tous ceux que la situation a mis en danger d’une manière ou d’une autre (culture, Horeca, enseignement, milieux familiaux…) plus ceux dont on ne parle pas : les plus démunis de notre société. Pour ma part, ayant un proche devant céder sa place aux soins intensifs parce qu’il n’avait plus besoin de respirateur, je ne peux que penser aux malades, aux allocataires sociaux, aux isolés, aux démunis de la rue… Bien sûr, boire un café en terrasse nous offrira une bouffée d’air et des contacts sociaux salutaires. Nous pouvons même améliorer le goût de notre boisson avec du lait, du sucre, voire de la crème ou un peu d’Amaretto. Et si ces compléments qui agrémentent notre café nous renvoyaient à des éléments essentiels ? L’amour qui, comme le lait colore le café, change la couleur de la vie, la foi, comme le sucre, donne du goût à l’existence et enfin l’espérance qui, comme l’Amaretto, superflu en apparence, arrive à enthousiasmer en toute circonstance.

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La chronique de notre Curé du 25 avril 2021

« Moi, Je suis le bon pasteur »

C’est avec plaisir que je vous retrouve après un petit break induit par un soin dentaire dont les suites ont un peu entamé ma concentration. La semaine dernière, j’étais touché par la sollicitude de Jésus dans l’Évangile (Lc 24.35-48). Les disciples ont entendu dire que Jésus était vivant. Pierre, puis les deux disciples d’Emmaüs, ont raconté leur expérience (v 33-35). Et cependant, lorsque Jésus se fait voir, ils sont déconcertés malgré sa parole : « La paix soit avec vous ! ». Il est vrai que Jésus doit être un peu différent avec « son nouveau corps » ?! En fait, il est déjà du monde de Dieu. Souvenons-nous de ses paroles à Marie-Madeleine au tombeau (Jn 20.11& svts). Il est au départ… Cependant, il propose de voir ce qui l’a marqué à jamais : les marques dans les mains et les pieds ! Signe de don et de résurrection ! Il se propose même de manger devant eux… pas avec eux. Il n’en a plus besoin, distance oblige. Je me dis même que cela lui coûte encore de se prêter à des habitudes terrestres alors qu’il est déjà tout entier destiné à être auprès du Père !? Cependant, voilà, Jésus reste Jésus, il continue d’aimer jusque dans les moindres détails !

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La chronique de notre Curé du 11 avril 2021

Le BON JARDINIER

La mémoire de la Pâques de Jésus nous a fait passer du bois sanglant de la croix à la terre froide et sombre du tombeau. Terre ? Non, pierre… « Joseph le déposa dans une tombe qui était creusée dans le rocher… » (Mc 15.16b). Jean l’Évangéliste précise : « A l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin, un tombeau dans lequel personne n’avait été déposé » (Jn 19.41). Le décor pour l’inattendu a ainsi été planté. 

Ce qui me frappe cette année à l’écoute des Écritures, est la concordance sur la solitude du cadavre de Jésus. Mathieu parle de la tombe comme celle destinée à l’origine pour Joseph d’Arimathie : « Il le déposa dans un tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher » (Mt 27. 60). Luc confirme à la suite des autres : « … et le déposa dans une tombe taillée dans le roc où personne n’avait été mis » (Lc 23.53c). Si vous parcourez encore aujourd’hui les routes d’Israël, on vous montrera quelques exemplaires de ces tombeaux d’époque. En fait, ce sont des caveaux destinés à plusieurs personnes. En général, ils présentent deux parties, une antichambre pour le dépôt provisoire et une chambre pour les gisants. Alors que peut nous apporter ce détail historique de Jésus mis seul au tombeau ? Pas grand-chose sinon la certitude de ce que tout le monde sait. Jésus est mort et enterré. Comme nous tous, un jour. Toute histoire humaine a une fin inéluctable. 

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