Semaine Laudato si’ : prions avec le Pape

À l’invitation du pape François, nous sommes appelés à entrer dans une « semaine Laudato si' » : ce titre, qui signifie Sois loué, est le nom d’une encyclique (lettre) du pape publiée le 24 mai 2015, dans laquelle il nous rappelle que tout est lié. Il n’est pas possible de séparer la création de l’homme, ni l’homme de la création. Ensemble, tous les humains sont invités à prendre soin de toutes les créatures, à commencer par prendre soin de tous ceux qui nous sont donnés comme frères et sœurs.

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Funérailles, une nouvelle page

Une nouvelle page d’information est désormais disponible sur notre site.

Pour la consulter, il faut aller dans le menu principal (sur la page d’accueil, en haut, à droite) et choisir la dernière sous-rubrique de « Crise du Covid-19 ».

Elle s’intitule : « Nous avons célébré les funérailles de … ».

Vous y trouverez les noms des défunts dont nous n’avons pu faire mémoire lors d’une Eucharistie en raison des circonstances actuelles.

Nous invitons les personnes intéressées à visiter cette page qui sera mise à jour régulièrement.

24 mai : Dimanche des Médias, soutenons-les !

En période de crise,
les médias d’Église sont essentiels
pour informer, partager et valoriser :
plus que jamais,
ils ont besoin de notre soutien !

Voici la lettre que nous adresse Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque référent pour les Médias : 

Avec la crise sanitaire du coronavirus, nos vies ont été bousculées, comme nos évidences. Notre fragilité s’est affirmée dans bien des domaines.

Plus que jamais, en l’absence de célébrations liturgiques, le rôle des médias d’Église s’est révélé essentiel pour rester à vos côtés, contribuer au partage le plus large des informations, et aider à renforcer la quête de sens afin de découvrir le mystère de Dieu et de notre humanité.

Malgré des conditions de travail rendues difficiles par le confinement, les équipes ont poursuivi inlassablement leur mission pour être encore plus proches de vous et répondre au mieux à vos attentes.

Vous l’imaginez aisément : tout cela a un coût !

Dans l’Église universelle, le dimanche 24 mai sera le « Dimanche des Médias ».

Cette année, plus que jamais, votre soutien, en particulier financier, nous est indispensable !

La crise a entraîné une baisse des rentrées publicitaires du journal Dimanche ; rentrées qu’il nous faut compenser. Pour les radios RCF de Belgique, la mise en place du DAB+ et de la nouvelle radio 1RCF qui couvre l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a également un prix.

Le site CathoBel en collaboration avec les diocèses et la mise en place de l’application ThéoBel réclament aussi des moyens financiers.

Enfin, les retransmissions des messes en radio et en TV comme celle du 19 avril dernier sur la RTBF – qui fut si appréciée – et celle de ce dimanche 24 mai engagent des frais supplémentaires vu les professionnels et bénévoles que cela requiert.

Nous n’avons qu’un objectif : poursuivre et renforcer notre mission d’information, porter des regards chrétiens sur une actualité pour le moins chahutée, favoriser l’ouverture spirituelle de ce monde en mutation.

Merci donc de nous aider par votre don pour faire face aux défis qui sont les nôtres.

Chaque don, même modeste, a son importance !

D’avance, nous vous remercions pour votre soutien.

+ Mgr Jean-Luc Hudsyn,
Évêque référent pour les médias catholiques

Merci de faire un don sur le compte
BE05 7320 2908 3075
Dimanche des Médias CathoBel asbl
Chaussée de Bruxelles 67/2 à 1300 Wavre

4e dimanche de Pâques. Jn 10, 1-10 : le beau berger

Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur.

A cette proclamation de Jésus, nous répondons joyeusement avec le psaume :
Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.
Tu es avec moi ; ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure. 

« Une des premières figures du Christ, que l’on trouve sur des sarcophages chrétiens, est celle du pasteur, tenant un bâton à la main et un agneau sur les épaules. Dans l’art romain antique, le berger était l’expression de l’aspiration à une vie sereine, simple, bucolique. Un peu, comme aujourd’hui, les habitants des villes rêvent de la campagne. Mais les chrétiens, s’ils ont repris la figure du berger et l’ont inscrite sur leurs tombeaux, c’est en lui donnant un autre contenu, particulièrement en référence à ce psaume où le fidèle confesse : Même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. » (Benoît XVI, Spe salvi, 2007)

Le Pasteur, le Berger des brebis, c’est ainsi que le Christ lui-même se désigne.
Il marche à leur tête car il connaît le chemin qui traverse les ravins de la mort. Il nous guidera dans ce passage étroit de la mort où nul ne peut nous accompagner.
Avec son bâton, il me guide et me rassure ; je ne crains aucun mal.
C’est qu’il a lui-même parcouru le chemin, il est descendu dans le royaume de la mort. Et, le Christ a vaincu la mort, il est ressuscité. Premier d’une multitude.
Ses brebis à lui, il les appelle, chacune par son nom, et il les fait sortir.
Il les appelle et elles le suivent car elles connaissent sa voix.
Telle est la vocation du chrétien : suivre le Christ. Comme l’écrit Pierre dans sa lettre : le Christ lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces. Marcher sur les traces du Christ, voilà la vocation du chrétien.

Mais le Christ n’est pas seulement un guide, celui qui indique la route et conduit sur le bon chemin. Il est le sauveur, le salut.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé. On n’entre dans la vraie vie qu’en passant par le Christ. Il est le passage obligé. C’est par ses blessures, écrit St Pierre, que vous avez été guéris.

Le salut, c’est la vie. Moi, dit Jésus, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance. Tout homme est appelé à la vie. C’est bien là notre vocation première et elle tient à notre humanité. C’est bien là le sens même de la venue de Jésus : Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. Comme le berger appelle ses brebis, chacune par son nom, le Seigneur Jésus appelle chacun de nous, et par son nom, pour lui offrir la vie en abondance.

Mais c’est quoi la vie en abondance ? C’est quoi vivre intensément ? Nous vivons le plus souvent, enfermés en nous-mêmes, ressassant nos problèmes, nous cognant aux murs de nos petitesses, cherchant l’issue, le large, la liberté. Nous ressemblons à ces oiseaux, pris dans le filet du chasseur, et qui s’agitent en tous sens. Ils butent sans cesse sur les mailles du filet qui les blessent, jusqu’au moment où le plus fort d’entre eux réussit à trouer le filet. A sa suite, tous s’envolent alors vers l’azur.
L’azur, le large, la vraie vie, immense et en abondance, voilà ce que tous nous cherchons.
Le Christ a troué le filet qui nous emprisonne, il est l’issue, la porte, la sortie de notre vie sans but. Il ouvre notre existence sur le grand large de la liberté.

Abbé Marcel Villers
Illustration : Françoise Burtz