ART ET FOI. SAMEDI-SAINT : au sein de la terre

Jean Julémont (1904-1979), originaire de Pepinster est l’auteur du chemin de croix de la chapelle de Marché, réalisé en 1955. Nous vous proposons de méditer sur les deux dernières stations : la remise du corps de Jésus à sa mère ; la mise au tombeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On n’est pas loin du format et de la spiritualité des icônes pour qui le visage est la fenêtre de l’âme. Par le visage représenté, nous sommes regardés et mis à nus : c’est la face du Christ qui nous révèle la face humaine, celle de l’homme destiné à la mort, mais en capacité d’en triompher par son union au Christ. Nous mourons tous en Jésus et tous, en lui, sommes appelés à la résurrection de la chair. Les deux dernières stations sont réalisées, en toute logique, dans un contraste de couleurs blanche et noire avec deux seuls visages en face-à-face, ceux de Jésus et de sa mère qui le reçoit dans ses bras et le dépose dans le tombeau où déjà les fleurs et le linceul blanc laissent deviner l’issue : le triomphe pascal de la résurrection.

Abbé Marcel Villers
Photos de Paul Pirard

ART ET FOI. VENDREDI-SAINT : la croix ou l’art d’aimer

Cette douzième station du chemin de croix de l’église de Jehanster est l’œuvre des ateliers de Maurice Denis (1870-1943), peintre français rénovateur de l’art religieux chrétien. Fruit d’un mécénat privé, ce chemin de croix fut installé en 1924 dans l’église dont il constitue une des pièces remarquables.

Observons la scène et méditons.
La croix de Jésus est élevée entre deux brigands.
Au-dessus de la croix de Jésus, une inscription en trois langues (hébreu, grec, latin) : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ».
Le monde est plongé dans l’obscurité. L’ancien monde craque sous le feu du ciel. Le bois de la croix semble en flammes.
Le centurion prend sa tête entre les mains dans un geste de désespoir.
Au pied de la croix, Marie-Madeleine, à genoux, est en prière.
De l’autre côté, Marie, une parente, et Jean, soutiennent la mère de Jésus dont le corps penche vers son enfant.

« Les visages sont esquissés, les silhouettes sommaires. La nuit a recouvert le monde et les êtres. Seul le visage de Jésus est dessiné dans une infinie précision comme si son corps ne devait jamais se corrompre. » (Paule AMBLARD-Maurice DENIS, Le chemin de croix de Jésus, Paris, 2015)

Visage paisible du Christ : ce n’est pas la souffrance qui nous sauve, mais l’amour.

« Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. » (Jn 10, 18)

Abbé Marcel Villers

ART ET FOI. JEUDI-SAINT : le testament de Jésus

 

Ces deux toiles de Léon Pringels ornent l’église de Theux depuis 1953. Elles sont placées dans deux cadres servant jadis à la Confrérie du St-Sacrement et accrochés sur le mur sud de l’église. Sur chacune de ses toiles, le peintre présente cinq personnages dont quatre sont faciles à identifier : Jésus, Pierre, Jean et Judas.

Le cinquième, en vert, est proche de la représentation habituelle de saint Paul : le front bombé, la tête chauve, la petite mèche de cheveux au-dessus du front et une barbe abondante qui est ici peu développée. L’artiste chercherait ainsi à relier Pierre et Paul, les deux piliers de l’Église fondée sur la mort et la résurrection du Christ qu’illustrent les deux scènes représentées. Le plus simple, sans indications de l’artiste, est de prendre ce troisième personnage comme représentant les neuf autres apôtres qui ont chacun été « lavé » par Jésus et qui ont mangé et bu avec lui la veille de sa passion.

Ce soir-là, Jésus livre l’essentiel de sa vie et le sens de sa mort-résurrection. Son testament tient en deux gestes et une parole. Le premier geste est celui du repas, de la communion : Jésus donne sa vie, son corps et son sang qui deviennent nourriture, c’est-à-dire, aliment de vie. Le deuxième geste est celui du lavement des pieds : Jésus se dépouille de son vêtement, de sa vie et s’abaisse comme l’esclave aux pieds de ses disciples pour les servir, les sauver. Ces gestes, Jésus nous demande de les faire en mémoire de lui : « Faites ceci en mémoire de moi. » Il ne s’agit pas de répéter des rites, mais de s’engager à la suite de Jésus à donner notre vie par amour, à communier avec nos frères et sœurs, à nous laver les pieds les uns aux autres. La communion fonde la fraternité.

Abbé Marcel Villers

Un ami nous a quittés !

En ce dimanche des Rameaux, alors que sa santé s’était considérablement dégradée, notre ami Rudy Maurer s’en est allé paisiblement.

Homme de relation, actif en paroisse et dans d’autres secteurs, Rudy a honoré fidèlement ses engagements jusqu’au bout.

Rendons grâce à Dieu pour ce que fut sa vie parmi nous et pour nous avoir donné de le connaître et de l’apprécier.

Rudy repose au Funérarium Cornet-Mockel, les visites sont réservées à la famille.

Suite aux directives gouvernementales, la bénédiction suivie de l’inhumation du cimetière de Juslenville aura lieu le jeudi 9 avril 2020 dans l’intimité familiale.

Que Cécile, ses enfants, sa famille et ses proches reçoivent toute notre sympathie. Notre prière les accompagne en ces jours difficiles, particulièrement en raison des circonstances que nous vivons.