« Ce n’était qu’un début. Là on l’on brûle des livres, on finit par brûler des hommes »

Ce n’était qu’un début.
Là on l’on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.

Almansor de HEINRICH HEINE (1797-1856)

Notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, nous fait part de ses réflexions
devant les atrocités commises par DAESH ou l’Etat islamiste

Voici le communiqué qui a fait réagir notre curé :

En Egypte, un monastère copte de l’oasis de Fayoum, à 100 kilomètres au sud-ouest du Caire, est menacé par la construction d’une route. Les moines ont formé un bouclier humain pour empêcher les bulldozers d’avancer plus avant dans l’enceinte du monastère antique. De notre correspondant au Caire, Le tracé de la route remonte à 2012, quand les Frères musulmans étaient au pouvoir. Une route joignant le fief islamiste de Fayoum aux oasis du sud-ouest et qui, comme si l’espace manquait en plein désert, passait par hasard en plein monastère de Saint-Macaire l’Alexandrin. Malgré les protestations des moines et du ministère des Antiquités, la construction de la route s’est poursuivie même après que les Frères musulmans aient été décrétés « organisation terroriste » par le nouveau pouvoir. Résultat, une église du IVe siècle et un cimetière du Xe, ainsi que les vestiges d’un temple pharaonique devraient être rasés si les moines dégageaient la voie aux bulldozers. Communauté copte en colère, silence du côté des autorités Les coptes estiment que c’est tout le monachisme, inventé en Egypte, qui est visé. Le monastère de Saint-Macaire n’est pas le seul à subir les agressions de l’Etat, des promoteurs ou des bédouins, de la mer Rouge à la Méditerranée. C’est le cas de la plupart des 32 monastères où près de 2 000 moines et de moniales se recueillent, cultivent aussi la terre et accueillent des dizaines de milliers de pèlerins. Les coptes n’ont pas non plus oublié la soixantaine d’églises brûlées ou détruites par les islamistes en août 2013 et dont seules quelques-unes ont été reconstruites ou restaurées. Les autorités n’ont pas réagi pour le moment. Le gouvernement est trop préoccupé par les élections législatives qui doivent commencer dans moins d’un mois. Donner gain de cause aux moines et détourner la route pourrait renforcer les partis salafistes qui cherchent à devenir la plus grande formation politique du Parlement. Les coptes en sont donc à espérer une intervention directe du président Abdel Fattah al-Sissi en leur faveur.

RFI – RFI – ‎vendredi‎ ‎27‎ ‎février‎ ‎2015 – http://a.msn.com/r/2/BBi34wJ?a=1&m=fr-be

Et voici l’analyse de notre curé :

En cette veille du premier mars 2015, comme passionné d’histoire, je suis outré de la vision des images de destruction d’œuvres antiques par DAESH à Moussoul. Comme humaniste, j’étais déjà écœuré de leurs mises en scène macabres et scandaleuses d’exécutions d’otages et de prisonniers.

À plus de cinquante ans, en la deuxième dizaine du troisième millénaire, je croyais ne jamais voir la résurgence de la bête noire : le nazisme !

Pour moi, les autodafés en Allemagne des années trente (1900) contenaient une telle force prémonitoire des horreurs qu’ils annonçaient qu’ils ne pouvaient se reproduire. La force de la leçon se trouvait dans la simple connaissance des faits. Quelle naïveté de ma part ! La bête immonde du totalitarisme ressurgit 80 ans plus tard. Avec quelle fureur : des hommes ont été annihilés de façon innommable avant des œuvres d’art, participants du patrimoine commun ! Où le monstre s’est-il enraciné ? Une fois encore, dans un terrain culturel remarquable de beauté et unique de création originale : l’islam… Ce n’est sûrement pas une consolation que, cette fois, ce ne soit plus en terre de chrétienté occidentale ou de shintoïsme extrême oriental… Tel un cancer, comme jadis, l’animal se donne des allures nationalistes, humanitaires et utilise tant qu’il peut des voies légales. Mais il reste égal à lui-même…

Le Fayoum : qui n’a croisé un jour, fût-ce par hasard, une admirable image d’une mosaïque antique ou paléochrétienne de cet oasis du delta du Nil ? Eh bien, de façon vicieuse, l’ex-pouvoir égyptien démocratiquement élu avait trouvé le moyen de s’attaquer à ce berceau de l’humanité notamment du monachisme chrétien (voir article annexe.) Comme le régime nazi allemand (et japonais ne l’oublions jamais) a eu ses satellites  en Roumanie, en Hongrie ou ailleurs, ainsi de nos jours, son abominable descendant ! Lire la suite « « Ce n’était qu’un début. Là on l’on brûle des livres, on finit par brûler des hommes » »

Homélie de la célébration du mercredi des Cendres à Oneux

Desert

Homélie de notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista

Un jeune rabbin (Avraham Weill, du Consistoire de Toulouse) témoigne : Pour le judaïsme, le jeûne est très présent… Le jeûne est une invitation à réfléchir sur notre condition humaine, à prendre conscience, parfois à se repentir, mais il ne vise pas nécessairement à combattre le mal… nous adoptons une attitude d’introspection et de contrition, sans notion de souffrance. En revanche… une manière de mener un combat spirituel collectivement, c’est d’organiser de grands repas festifs qui rassemblent : en élevant la matière, on la sanctifie.

Écoutons maintenant l’apport d’un musulman (Mohammed Chirani, consultant) : Pour les musulmans, Dieu est à l’écoute de l’invocation de celui qui jeûne. Alors, profitons de l’occasion pour adresser à Dieu une invocation pour que règne la paix… et pour que se construise la fraternité entre tous, quelle que soit leur origine… le jeûne nous ouvre aux autres. Il nous amène notamment à devenir plus généreux… lorsque nous avons faim, nous éprouvons ce que ressentent ceux qui n’ont pas accès à la nourriture.

Le jeûne qui me plait, dit Dieu en Isaïe 58.7, c’est de partager son pain avec celui qui a faim et d’héberger les pauvres sans abri…

Le père Gourier, prêtre catholique, commente : Il ne faut pas concevoir le jeûne comme une privation mais comme une manière de donner, de s’abstenir de toutes les passions qui nous dévorent, pour nouer une relation plus juste avec les autres. Il s’agit de retrouver la joie du partage… le jeûne nous touche au plus intime de notre existence. Le Christ conseille de nous cacher lorsque nous jeûnons. Chez les chrétiens, le jeûne s’arrête à la fin de l’après-midi pour que l’on puisse aller dîner avec des amis sans se vanter de sa pratique ! Lire la suite « Homélie de la célébration du mercredi des Cendres à Oneux »

Notre agenda ressemble-t-il à celui de Jésus ?

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Tel était le thème de l’homélie de notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista :
devant le récit que saint Marc nous fait d’une journée ordinaire de Jésus,
comment évaluons-nous notre propre emploi du temps ?

Voici le texte de son homélie,
suivi de quelques photos de cette belle célébration en Unité pastorale,
à Theux, le dimanche 8 février dernier (5ème du Temps ordinaire, année B)

D’une certaine façon, le récit de saint Marc de ce dimanche (1,29-39) nous donne un bref aperçu de l’agenda de Jésus à Capharnaüm au début de sa vie publique.

Marc insiste sur trois temps forts : Jésus passe en faisant le bien ; Jésus prie ; Jésus sort pour s’ouvrir aux autres.

Comparons son agenda avec le nôtre et voyons si notre emploi du temps est semblable au sien.

Jésus passe en faisant le bien. En visite dans la maison de Simon, il guérit sa belle-mère qui était malade et, par après, en fin de journée, on lui amène tous les malades et ceux qui étaient possédés par un esprit mauvais. Et Il les guérissait.

Prenons notre agenda. Sommes-nous soucieux du bonheur de nos frères ? Que faisons-nous pour qu’ils soient heureux, corps et âme ? Il y a tant de blessés, de déprimés, de malades de toutes sortes sur notre route. Les voyons-nous d’abord ? Notre annonce de la Bonne Nouvelle est-elle une parole creuse ou bien s’appuie-t-elle sur des gestes concrets à l’égard des plus déshérités ?

Nous pouvons aussi nous poser la question de pourquoi nous avons tant de difficulté à donner priorité aux autres ? Par égoïsme ? Parce que tellement nous étions avides de reconnaissance, notre service nous a déçus et épuisés ? L’Évangile nous montre la belle-mère de Pierre relevée de sa fièvre et allant au service de Jésus et des disciples. Marc indique qu’elle sert non comme une esclave mais en authentique diaconesse. Elle sert légèrement dans un libre échange. Là est son secret. Les faits parlent pour elle : elle a d’abord accepté de recevoir. Sa fièvre la rendait impure, surtout un jour de Sabbat. Néanmoins, elle a laissé Jésus s’approcher -pire la toucher- pour prendre soin d’elle !

Et nous, comment nous laissons-nous faire ? Avons-nous la simplicité de lâcher prise et de laisser Jésus s’approcher et prendre soin de nous ? Lire la suite « Notre agenda ressemble-t-il à celui de Jésus ? »

Lumière de la Paix – Rappel !

BougiePF

C’est ce samedi 20 décembre à 17h30
que sera transmise la Lumière de la Paix,
lors de la célébration de 17h30 à Theux

Paix pour les peuples – Paix pour les religions

Ce dimanche 14 décembre, une délégation theutoise s’est rendue à Eupen afin de propager la flamme un peu plus loin. Cette lumière vient de Bethléem, elle symbolise la paix pour les peuples.

Depuis presque 20 ans, les scouts et guides d’Autriche se rendent en délégation à Bethléem pour recueillir la flamme qui brûle dans la grotte de la Nativité. Ils la ramènent ensuite à Vienne où elle est transmise à des délégations venant de toute l’Europe, et même des Etats-Unis. Ces représentants partagent eux aussi la Flamme autour d’eux. Bien sûr, cette initiative hautement symbolique se veut un geste de Paix à travers la rencontre, le partage, la solidarité…

La flamme est arrivée en Belgique symboliquement le week-end dernier (13 et 14 décembre). L’édition 2014 porte sur le thème Paix pour les peuples – Paix pour les religions. Une délégation belge est allée chercher la flamme à Vienne ce 12 décembre et l’a ramenée à Eupen ce dimanche 14.

Avec quelques Theutois, nous avons assisté à la célébration œcuménique,  qui se passait à l’ancien couvent du Garnstock situé entre Eupen et Baelen, lors de laquelle la lumière de la paix a été transmise aux délégations guides, scoutes et bien d’autres venant des quatre coins de notre pays.

Les participants ont présenté un projet de rencontre inter-religieuse de scouts en Thaïlande ainsi qu’un projet de soutien aux réfugiés syriens et irakiens par des cartes de vœux Noël en exil. La flamme de Bethléem est alors arrivée sous un tonnerre d’applaudissements. Les jeunes ont alors partagé leur rencontre à Vienne par ces mots: Partager le bonheur et récolter la paix ! La veillée s’est conclue par le Cantique des patrouilles, puis la prière d’envoi et de bénédiction par Mgr Delville et du pasteur protestant d’Eupen. La lumière est ensuite partie illuminer d’autres lieux.

Au nom des Theutois, Martine Lewis, en collaboration avec InfoCatho

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Nous sommes tous, et, en particulier, tous les jeunes, chaleureusement invités à participer à cette célébration du samedi 20, en l’église de Theux. A l’issue de la messe, nous pourrons reprendre un lumignon Lumière de la Paix à faire briller chez nous : symbole de fraternité, la bougie nous rappelle aussi l’espérance que nous, chrétiens, avons comme responsabilité de faire luire, en nous et pour ceux qui nous entourent.

Les 18-30 ans, quant à eux, ont prévu une suite à la célébration, avec un verre de vin chaud, puis un souper spaghetti pour ceux qui le souhaitent… Pour les détails, nous vous renvoyons à l’article paru précédemment !

Bienvenue !

Contact : abbé Jean-Marc Ista, curé de l’UP de Theux, 0497 20 20 06