Fêtes et temps liturgiques : Mercredi des Cendres

Mercredi des Cendres 

Trois caractéristiques font l’identité du mercredi des cendres : il est le premier jour du carême, un jour de jeûne, et comporte un rite qui lui est propre : l’imposition des cendres.

Le premier jour du carême est fixé, depuis le VIe s., au mercredi qui précède le premier dimanche du carême. La raison, apparue au IVe s., est d’obtenir une durée du carême comptant effectivement 40 jours de jeûne, en imitation de celui du Christ au désert. Comme on ne jeûne pas le dimanche, et qu’il faut exclure les vendredi et samedi saints, qui appartiennent au triduum pascal, les 40 jours commencent un mercredi. « Le temps du carême va du mercredi des cendres à la messe du jeudi saint exclusivement » (Normes universelles de l’année liturgique, 1969, n°28).

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Fêtes liturgiques : Chandeleur

Fête de la
Présentation de Jésus au Temple
ou Chandeleur (2 février)

L’origine

Dès le IVe s., à Jérusalem, pour répondre aux pèlerins qui affluent depuis la reconnaissance du christianisme par Constantin (313), l’Église établit une chronologie des événements de la vie de Jésus et fixe les lieux de leur déroulement en y construisant des basiliques. (Missel de l’Assemblée chrétienne, Bruges, 1964, p. 1229).

Ainsi, on y célèbre la présentation de Jésus au Temple où le vieillard Syméon proclame l’enfant Jésus lumière des nations et le Messie attendu. Cette fête est introduite à Constantinople en 542, puis en Occident au VIe-VIIe s. A Rome, elle prend la place ou plutôt réinterprète une fête païenne de la lumière. Il était d’usage, mi-février, de fêter les Lupercales, nom d’une grotte située au pied du Palatin, en l’honneur de Faunus, divinité des troupeaux et de la fécondité. Le mois de février marquait la période des premières semailles. La période correspond également, en Europe du nord, à l’ancien culte celte irlandais d’Imbolc où les paysans célébraient la divinité de la fécondité en organisant des parades aux flambeaux. Au terme de l’année religieuse, la fête des lupercales était destinée à raviver la fécondité de la société humaine en libérant les puissances vitales de la nature de toutes les contraintes de la civilisation. Aussi bien le dieu de la fête était-il Faunus, le maître des forces naturelles de fécondité sous leur forme la plus spontanée. (Encyclopædia Universalis)

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Fêtes liturgiques : Conversion de saint Paul

Fête de la conversion de saint Paul
(25 janvier)

La Fête de la Conversion de saint Paul a son origine en Gaule, probablement au VIe siècle. Primitivement, cette fête avait pour objet la translation de quelques reliques du saint : sans doute l’arrivée en Gaule de linges ayant touché le tombeau de Paul qui se trouve sous l’autel de la Basilique Saint-Paul-hors -les-Murs, construite au IVe s. Vers le VIIIe s., c’est la conversion de l’Apôtre qui devient l’objet de cette fête. Enfin, c’est au XIe s. que la fête apparaît à Rome (Missel romain quotidien, Hautecombe, 1961, p. 1228).

La date du 25 janvier est sans rapport avec la vie de saint Paul, mais certainement en lien avec saint Pierre. La liturgie, dans son calendrier, veille à ne pas séparer ces deux cofondateurs de l’Église de Rome. Ainsi, on peut sans nul doute considérer la fête de la Conversion de saint Paul comme le jour octave de la fête de la Chaire de Pierre qui était célébrée en Gaule le 18 janvier (et non le 22 février, comme aujourd’hui). La date fut d’abord fixée au 22 février ; en Gaule, on l’anticipa au 18 janvier pour qu’elle ne tombât pas en carême.

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Fête liturgique : le Baptême du Christ

Fête du Baptême du Seigneur 

Vers 380, la fête de Noël, célébrée à Rome dès 336, est introduite à Constantinople où on célébrait la fête de l’Épiphanie le 6 janvier. L’introduction en Orient de la fête de Noël, venue d’Occident, va amener en retour la fête de l’Épiphanie en Occident. Ce double mouvement va provoquer des modifications dans l’objet des deux fêtes. En Orient, l’Épiphanie va de plus en plus devenir une fête commémorative du baptême du Christ et donc une fête baptismale.

La fête de l’Épiphanie célèbre les tria miracula : adoration des Mages, baptême de Jésus, miracle du vin à Cana. Ce sont, en effet, les trois épiphanies ou manifestations de la présence de Dieu dans l’homme Jésus. La réception de la fête de l’Épiphanie en Occident va être différente dans les deux espaces chrétiens de l’époque. L’Épiphanie romaine va se concentrer sur l’adoration des mages. L’Épiphanie gauloise va privilégier le baptême.

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