« Visitation » à Jehanster !

IMG_0994

Première célébration à l’église Saint-Roch à Jehanster pour notre nouveau curé, l’abbé Jean-Marc Ista, ce dimanche 28 juillet à 11h15!

Le trafic étant intense en ce beau dimanche d’été, il a eu un peu de mal à monter jusque sur les hauteurs mais l’assemblée, fidèle et présente, l’a attendu sans inquiétude.

Tout en demandant à la communauté de réfléchir à ses propres charismes et à envisager l’avenir du secteur dans une perspective d’ensemble, l’abbé Ista a commenté les paraboles du jour: ce sont, bien souvent, les petites choses qui sont signes du Royaume. Donner la priorité à la recherche de ce Royaume promis par Jésus, c’est dans la vie quotidienne que cela se passe. Et il nous a rappelé :

N’oublions pas que le seul véritable trésor,
c’est d’aimer et de se laisser aimer par Dieu !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour l’équipe pastorale, c’était aussi la deuxième « visitation » dans un des secteurs de notre Unité pastorale, en l’occurrence, Jehanster-Polleur: la célébration s’est conclue par un verre de l’amitié, permettant de faire (mieux) connaissance les uns avec les autres.

Merci à la communauté de Polleur et Jehanster pour son accueil !

 

Confiance ! Vive la Belgique ! Vive le Roi !

DrapeauBelge

En ce 21 juillet, malgré pluie et brouillard (un temps bien belge, diront certains !), notre nouveau curé, l’abbé Jean-Marc Ista, accueillait la cérémonie du Te Deum dans l’église des Saints-Hermès-et-Alexandre à Theux

Dans son homélie qui a suivi la lecture de l’évangile louant la confiance en Dieu, l’abbé Ista a relevé que notre roi Philippe avait utilisé 9 fois le mot « confiance » dans son discours à l’occasion de la fête nationale. (…) confiance généreuse qui tire parti de nos capacités d’être et d’agir sans ignorer pour autant nos fragilités. Cette confiance-là est véritablement créatrice. Un bel exemple est la foi des jeunes en l’avenir, a-t-il notamment souligné. Confiance dans l’avenir et dans la capacité des Belges à construire un état où paix, liberté et solidarité peuvent régner et prévaloir.

Notre curé s’est associé au souhait du Roi, invitant les participants (autorités de la Commune, des Anciens Combattants, représentants de la société civile et… paroissiens) à placer leur confiance dans la Providence, qui sait ce dont nous avons besoin, et à travailler pour que notre société favorise la place et l’épanouissement de chacun. Intentions reprises dans la prière universelle qui a suivi.

Le Te Deum, chanté par une dizaine de voix sonores soutenues par un jeu d’orgue chaleureux, a retenti dans l’église. La prière du Notre Père lui a succédé, avant que La Brabançonne, jouée à l’orgue, clôture cette cérémonie empreinte d’émotion.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Une réception a suivi dans la salle des Mariages de la Maison communale. M. Didier Deru, premier échevin remplaçant le bourgmestre, a accueilli les personnes présentes et a rappelé combien les valeurs telles que la solidarité et le respect sont importantes dans une société. Évoquant la catastrophe aérienne en Ukraine et les conflits, il a également souligné le rôle des institutions, fédérales et fédérées, dans notre pays. Il était accompagné des échevins Christiane Orban et Alexandre Lodez.

Une médaille de reconnaissance des Anciens combattants a été remise à Mme Gohy, qui a été chaleureusement félicitée par toutes les personnes présentes.

Le verre de l’amitié clôturait cette réception.

Vive la Belgique ! Vive le Roi !

A Liège, Mgr Jean-Pierre Delville, notre évêque, a présidé le Te Deum en la cathédrale Saint-Paul. Vous pouvez lire ici son introduction à la cérémonie. Mgr Delville a partagé des vœux de paix: Le laboratoire belge est aussi un creuset de paix et l’Union européenne en est un autre. En cette fête nationale, unissons donc nos esprits pour que nos concitoyens soient toujours plus engagés sur la voie de la paix et de la rencontre, de la justice et du respect mutuel.

Première messe à Theux de notre nouveau curé !

Ce dimanche 13 juillet, joie ! Notre nouveau curé, l’abbé Jean-Marc Ista, a célébré sa première messe dominicale en l’église de Theux !

Monsieur Jacques César (qui aime accueillir et remercier !) a prononcé quelques mots à l’ouverture de la célébration, au nom du Conseil de Fabrique et au nom de toute la communauté paroissiale, pour souhaiter la bienvenue à l’abbé Ista.

Sous les photos, vous trouverez le résumé de l’homélie prononcée par notre curé, qui nous a commenté la parabole du Semeur, l’évangile du jour, lu par Jacques Delcour, quelques minutes auparavant.

Bienvenue, cher Monsieur le Curé, et bon apostolat parmi nous !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Voici le résumé de l’homélie de l’abbé Ista : Le semeur

Il y a quelques jours, l’oncle d’un des jeunes Israéliens assassinés récemment n’a pas été surpris d’être appelé au téléphone par le maire de Jérusalem : celui-ci voulait le mettre en communication avec quelqu’un. Cette personne était le père du jeune palestinien tué quelque temps après son neveu. Et c’est ainsi que les deux hommes ont pu prendre le temps d’échanger des condoléances.

Ceci est l’exemple d’une parole qui ne fait pas la Une des médias mais qui change sans doute quelque chose jusque dans l’humilité de son expression.

Ce dimanche, Jésus lui-même nous entraîne à écouter une parole humble et vraie au travers de la parabole du semeur. Celle-ci fonctionne comme une pub : c’est à la fin que se trouve le message essentiel ! Quoiqu’il arrive, la vie, comme la semence est faite pour produire du fruit et du fruit en abondance !

La bonne nouvelle est que Jésus nous convoque ainsi à la confiance et à l’émerveillement !

La légèreté de cette démarche n’est pas innocente car elle nous conduit à l’espérance. Comme Paul le rappelle avec ses mots dans sa lettre aux Romains, la volonté du Créateur est de nous confier un lieu de rencontre inachevé. Lieu où le mal a surgi par accident. Si Dieu fait œuvre de salut en Jésus, il poursuit aussi en lui l’accomplissement d’un immense projet : celui de la révélation de ses enfants !

Ainsi, nous sommes bien l’objet de toutes les attentions de l’amour de Dieu.

Cette grâce ou ces grâces, il s’agit pour nous de les recevoir et d’y participer de manière active.

Dieu a sans cesse besoin de nos « oui » : oui à sa présence, oui à notre propre existence, oui à l’amour du prochain. Le royaume de Dieu se donne dans toutes les dimensions de notre vie ! Enfants de Dieu, nous sommes héritiers et donc responsables de ce bien.

Responsables pour notre part. La parabole le laisse entendre ainsi que la suite de l’évangile. Etre disciple du Christ est vouloir collaborer à la croissance de la vie de Dieu en nous et autour de nous. Conscients de nos limites –les différentes terres- nous n’avons pas à nous décourager et à désespérer. La bonne terre en nous, si petite soit-elle, portera du fruit au centuple… pour autant que nous en prenions soin.

Confiance et émerveillement. Le semeur est le Christ et sa parole est agissante. Elle ne peut qu’être fertile et productive car elle vient du Père comme nous l’a rappelé la première lecture !

Cette semaine, prenons le temps de nous émerveiller des petites choses : les rencontres, les tâches ménagères ou autres et pourquoi pas le cadeau d’ouvrir un simple robinet et de voir l’eau couler ?

Ainsi nous entrerons davantage en confiance avec le Seigneur au creux de nos vies et nos histoires diverses. Ainsi, nous nous préparerons à accueillir la foi et l’espérance lorsqu’il nous faudra compter sur l’amour de Dieu et sa force aux heures où notre terre se fera aride et inculte en apparence.

C’est lorsqu’il fait beau qu’il faut goûter à la lumière pour continuer de croire en elle, dans l’obscurité et les orages de la vie !

Abbé Jean-Marc Ista

Rendre gloire à Dieu, c’est révéler le vrai visage de Dieu

Revelation

7ème dimanche de Pâques – Theux, le 1er juin 2014
Jn 17,1-11

Chaque soir, la télévision nous emmène en un tour du monde.

Tous les jours, nous voyons des réfugiés qui fuient la guerre ou la misère, en Syrie ou en Afrique ; des foules qui manifestent, comme en Turquie ou en Ukraine. Et puis, il y a, et de plus en plus, ce qu’on appelle les faits divers, ces horreurs, ces crimes qui nous émeuvent et nous révoltent.

La télévision nous donne surtout à voir des visages, anxieux, crispés, résolus ou horribles.

À voir ces visages, des questions montent en nous : où allons-nous ? que faire ? pourquoi tant d’horreurs et de souffrances ?

Finalement : qu’est-ce que l’homme ?

Quel sens et valeur donner à notre vie ?

À l’heure où il voit venir sa fin dernière, qui sera violente, quelle est la réaction de Jésus ? L’évangile d’aujourd’hui nous le montre en prière, tourné vers le Père du ciel. Il ne s’agit pas pour lui d’éviter l’échéance terrible, la mort qui vient avec son cortège de souffrances. Au contraire, Jésus accueille son heure, celle de sa mort :

Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.

À travers souffrances et mort, Jésus va rendre gloire à son Père. Non pas lui faire soumission, mais tout simplement révéler qui est ce Dieu dont il est le Fils. Car quel est le lien entre l’heure, c’est-à-dire, la mort et la gloire de Dieu ?

La gloire, c’est le rayonnement de Dieu, son véritable visage.

Rendre gloire à Dieu, c’est, pour Jésus, révéler le vrai visage de Dieu.

Alors, Jésus, moqué et flagellé, le visage tuméfié, lui le crucifié qui n’avait plus figure humaine, est la manifestation de la gloire de Dieu, c’est-à-dire de son véritable visage. Le visage de Jésus, comme celui de tous ces visages que nous voyons à la télévision, défigurés, anéantis, écrasés, sont révélateurs du sort fait à l’homme par l’homme, mais aussi d’un autre visage qui se dessine en arrière-fond.

Le visage de Jésus, celui de tout homme, révèle le visage de Dieu.

Nul ne peut réduire à rien ce que le visage d’un humain impose de soi à tout qui le contemple. Tout visage est révélation, révélation de ce qu’il y a de plus intime, d’insaisissable en chaque être humain et, par là, nous ouvre, à l’infini dont il provient.

Oui, chaque visage est une fenêtre ouverte sur Dieu.

Mais quel Dieu ? Celui que révèlent la croix, la souffrance, la mort ? Si, pour nous chrétiens, Jésus révèle le vrai visage de Dieu, sa gloire, c’est par toute sa vie et non seulement par sa croix. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée, dit Jésus à Dieu. Et encore : J’ai fait connaître ton Nom aux hommes.

La croix n’est pas le but de l’existence de Jésus, mais la conséquence logique de sa résistance à toutes les défigurations du visage de Dieu. C’est ce qu’il signifiait quand il fréquentait malades ou étrangers, pécheurs et païens, tous aimés d’un Dieu Père. C’est ce qu’il proclamait quand il chantait le bonheur des pauvres, des artisans de paix, des persécutés.

C’est ainsi, par ses actes et ses paroles, qu’il révélait le vrai nom de Dieu : un Père, source de tout amour et de toute vie.

Être chrétien, c’est croire que l’homme s’accomplit pleinement quand il suit le chemin de Jésus, un chemin de communion et de résistance, un chemin d’amour et de vie, un chemin de lutte et de contemplation.

Ce chemin conduit, par sa pratique, à la connaissance du Dieu de Jésus-Christ, ce Dieu qui est notre Père et qui donne la vie.

La vie éternelle, dit Jésus, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

Abbé Marcel Villers