Notre Curé nous parle – 10 mai 2020

Il y a quatre-vingts ans, la fenêtre de Theux…

Il y a quatre-vingts ans aujourd’hui que la Fenêtre de Theux était envahie par les hordes nazies. Il y a eu septante-cinq ce vendredi qu’était consacrée la défaite de celles-ci ! Un bon anniversaire dont il est juste de se souvenir. Un bon anniversaire pour une liberté retrouvée. Liberté qui allait à l’époque rimer, malgré ou grâce aux dégâts du conflit, avec solidarité. Les crises alimentaire et financière de l’époque n’ont pas empêché l’émergence de la sécurité sociale. Bientôt les femmes allaient accéder au suffrage universel pour les législatives. Les germes de la décolonisation étaient semés…

Aujourd’hui, nous sommes à la phase 1B du confinement. Nous allons retrouver plus de liberté pour faire des courses, après avoir eu peut-être l’occasion de revoir certains proches. Avec prudence.

Oui, petit à petit, nos libertés concrètes reviennent grâce aux efforts consentis même si tout danger n’est pas écarté, loin s’en faut. Alors le temps est venu de passer au crible ce qui peut être retenu de la période d’arrêt qui s’est imposée.

« Le temps est venu… » : c’est la base de l’anaphore utilisée par Nelson Mandela lors de son investiture.  « Le temps est venu » est repris de la même façon par Nicolas Hulot qui fait « Cent propositions pour un monde nouveau ». Dans le même temps, si j’ose dire, Isabelle Adjani et une pléthore d’autres artistes signent une pétition « Non pour un retour à la normale ». Lire la suite « Notre Curé nous parle – 10 mai 2020 »

Dieu dans nos mains ! Journée du 23 mars 2019

Une belle journée pour creuser « justice sociale » et « justice climatique », avec notre évêque et Entraide et Fraternité, à la maison de l’accueil à Béthel (Ferrières) : ateliers, film, exposé, échange, repas simple et local, animations pour les enfants.

Une belle activité en ce Carême, inspirée par Laudato si’ !

Notre sœur la terre crie et gémit

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour le 1er dimanche de l’Avent Année C

(Lc 21,25-28. 31-38)

Theux, le 2 décembre 2018

Le temps de l’Avent nous tourne vers ce qui vient, vers le futur. C’est un temps d’espérance, attente du monde neuf promis dont Noël est en quelque sorte la première manifestation. Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre.

Terre et ciel sont convoqués. Les hautes montagnes et les collines éternelles seront abaissées, les vallées seront comblées : ainsi la terre sera aplanie afin qu’on chemine en sécurité (Baruch 5, 8). Avec les êtres humains, c’est toute la création qui est en attente d’un renouveau.

Tous, nous aimons contempler un paysage, admirer montagnes, océans, forêts, landes ou campagnes. On s’y abreuve comme à une source de bonheur et de bien-être. Regarder, écouter, respirer. La nature n’est pas séparée de nous, ni un simple cadre de notre vie ; elle est en nous ; nous sommes immergés en elle.

Mais qu’en avons-nous fait ? Aujourd’hui, comme l’écrit le pape François, notre sœur la terre crie en raison des dégâts que nous lui causons… Notre terre opprimée et dévastée gémit (Laudato si’, 2). Quel monde allons-nous laisser à nos enfants, aux générations futures ? Les signes sont sombres. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et des flots.

Cette prédiction de l’évangile semble se réaliser aujourd’hui où l’on peut constater les conséquences d’un usage abusif et égoïste des ressources de la planète. Notre sœur la terre crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle. Parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, écrit le pape François (Laudato si’, 2).

Écouter le cri de la création, c’est voir et prendre en compte les mutations climatiques. Qui ne se souvient de la canicule et de l’été brûlant ? Qui n’a pas constaté la quasi-absence de pluie ? et ses conséquences : le manque d’eau – il suffit de voir l’état du barrage de la Gileppe. Plus largement, qui ne se plaint de la disparition de quantités d’oiseaux et d’insectes ! Et puis, il y a la pollution de l’air que nous respirons et qui est à l’origine de nombreux problèmes respiratoires.

Si ce changement climatique est le plus perceptible, n’oublions pas l’épuisement des ressources naturelles car toutes ne se renouvellent pas. Le prix de l’énergie toujours croissant nous le rappellent ; et on grogne, la colère monte (voir les gilets jaunes) mais aussi la pauvreté. La dégradation de l’environnement a des conséquences dramatiques sur la vie des plus pauvres.

Il s’agit de redéfinir le progrès. La plupart des politiques et des économistes confondent progrès et croissance. À chaque problème, social ou financier, ils en appellent à la solution miracle : la croissance. Et alors, on nous sollicite de toutes parts pour y contribuer en consommant, toujours plus. À longueur de temps, radio et télé, commerçants et industries nous battent les oreilles : Profitez, profitez de tel prix ou de tel rabais. C’est le verbe par excellence qui semble résumer l’idéal de vie qui nous est proposé : profitez.

Et ce sont la fièvre acheteuse et la frénésie de consommation orchestrées par Black Friday et maintenant les fêtes. Et on achète au-delà de nos besoins, tandis que les biens sont conçus pour avoir une courte durée de vie de sorte à devoir être renouvelés rapidement. D’où le gaspillage et la montagne des déchets accumulés, source de pollution. Consommer, c’est profiter, mais aussi détruire.

Or nous savons que ce niveau de consommation est insoutenable pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Nous sommes en train de manger par an deux fois ce que la planète produit. En seulement sept mois, nous consommons toutes les ressources que la Terre peut produire en une année. Cela ne peut pas durer.

Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse.

Abbé  Marcel Villers

Habiter le monde… avec « Loué sois-tu », le 30 avril à Wavreumont

Nature

Nous nous permettons de vous rappeler notre prochaine rencontre théologique qui aura lieu au monastère :

le samedi 30 avril, de 9h15 à 16h30

sur le thème Habiter le monde, à partir de l’encyclique du pape François Loué sois-tu. Comme, chaque fois, nous vous recommandons de lire l’ouvrage avant la session de manière à ce que l’échange soit plus participatif et intéressant.

Nous serons aidés dans notre réflexion par Philippe Marbaix, chercheur à l’UCL, sur les changements climatiques, et nous réfléchirons à la manière dont nous pouvons contribuer à la sauvegarde de la maison commune selon la vision proposée par le pape qui intègre écologie, humanisme, théologie chrétienne.

Comme d’habitude, la participation financière à cette journée est de 20€, repas chaud compris. Nous vous demandons de vous inscrire à l’hôtellerie du monastère soit par mail soit par téléphone : 080 28 03 71.

Espérant que cette journée vous intéresse, nous vous redisons notre joie, toujours, de vivre ces moments de recherche et de fraternité avec vous.

L’équipe de préparation,
fr Hubert, Marc Deltour, Gilbert Muytjens, Marie-Pierre Polis

Net for God : Laudato si’ et l’Amazonie avec Sr Dorothy

Ce mardi 23 février à 20h30 au Carmel de Mehagne
(Chemin du Carmel à 4920 Embourg)

Amazonie, le combat de Dorothy Stang

Au cœur de la forêt amazonienne du Brésil, une religieuse, Dorothy Stang, a fait de la défense des populations les plus pauvres et du respect de la Création le combat de toute sa vie. Elle meurt le 12 février 2005 à l’âge de 73 ans, assassinée. Elle est un témoin authentique de l’engagement pour une « écologie intégrale » prônée par le Pape François dans l’encyclique Laudato si’.

Ce film nous emmène à Anapu, dans l’état brésilien du Pará, à la rencontre de ceux qui ont connu Sr Dorothy : religieuses de sa congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Namur, Mgr Erwin Kräutler, évêque en Amazonie pendant 35 ans, habitants de la région qui ont  mis en œuvre les programmes de développement durable qu’elle a initiés.

Informations : Carmel de Mehagne – 04 365 10 81